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LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive

Envoyé par korine15

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LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
14 avril 2011, 13:50

Membre depuis : 2 ans
Messages: 744
Et Avraham vieillit et fut avancé dans les jours ; et D.ieu bénit Avraham en tout.

(Genèse 24, 1)

La Torah considère l’âge avancé comme une vertu et une bénédiction. Tout au long de la Torah, Zaken, « vieux » est synonyme de « sage » . La Torah nous enjoint de respecter toutes les personnes âgées, quels que soient leurs niveaux d’érudition et de piété, parce que les nombreuses épreuves et expériences qu’a apporté chaque nouvelle année véhicule une sagesse que le plus accompli des jeunes prodiges ne peut égaler. Quand le verset, cité plus haut, précise, quand Avraham vieillit, « il fut avancé dans les jours » , cela signifie que les jours accumulés, chacun rempli d’étude et d’accomplissement, ne faisaient que renforcer son mérite. Aussi, l’âge avancé est-il considéré comme l’une des plus grandes bénédictions que l’homme puisse recevoir.

Cela va à l’encontre de l’attitude qui prévaut dans les pays « développés » du monde contemporain. Dans le monde occidental, la vieillesse est une faiblesse. La jeunesse est vue comme la plus crédible dans tous les domaines. C’est pourquoi, la société dicte que les plus âgés doivent être condamnés à la passivité et au déclin. Ils sont considérés comme inutiles voire pesants et sont souvent confinés, au meilleur des cas, dans des lieux de villégiature pour « les aînés » ou dans des maisons de retraite.

Apparemment, l’attitude moderne paraît au moins partiellement justifiée. N’est-il pas un fait avéré que la personne s’affaiblit physiquement plus elle avance en âge ? Il est vrai que l’inactivité de la retraite s’avère être un facteur clé dans la détérioration physique des personnes âgées. Mais n’est-ce pas un fait inéluctable de la nature que le corps d’un être de soixante-dix ans ne soit pas le même que celui de trente ans ?

C’est justement là le point central : le mérite d’une personne doit-il se mesurer à ses forces physiques, par la quantité de travail qu’elle peut accomplit chaque semaine ? C’est vrai qu’un jeune de vingt ans peut danser toute la nuit alors que sa grand-mère se fatigue au bout de quelques minutes. Mais l’homme n’a pas été créé pour danser sans fin. L’homme a été créé pour rendre la vie sur terre plus pure, plus claire et plus sainte qu’elle ne l’était avant qu’il n’apparaisse. A cette lumière, la maturité spirituelle des personnes âgées vient plus que compenser leur force physique amoindrie. Si l’âme n’est rien de plus qu’un moteur qui dirige la façon dont le corps va se procurer ce dont il a besoin alors il est certain que l’affaiblissement physique du corps, dû à l’âge, s’accompagnera d’une détérioration spirituelle, une descente dans l’ennui, la futilité et le désespoir. Mais quand l’on considère le corps comme un accessoire de l’âme, c’est tout le contraire qui est vrai : le grandissement spirituel du vieil âge vient revigorer le corps, lui permettant de mener une existence productive aussi longtemps que le Tout Puissant accorde le don de la vie.

La vie : une définition
Mais il y a encore plus à tout cela. A la base d’une maison de retraite est la notion que la vie est composée de périodes productives et de périodes non productives. Les premières vingtaines de la vie sont considérées comme n’apportant que peu ou pas d’accomplissement, puisque c’est le moment où l’individu acquiert les connaissances et s’entraîne dans la préparation de la période productive de sa vie. Les trente à quarante années suivantes sont celles où se réalisent ses énergies créatrices : il utilise maintenant ce qui a été investi pour lui par ses aînés désormais passifs et investit à son tour dans la génération plus jeune, elle, encore passive. Et finalement quand il pénètre dans sa période crépusculaire, il met son existence de « véritables » accomplissements derrière lui, il a travaillé dur toute sa vie, il est temps maintenant de s’installer et de jouir des fruits de son dur labeur.

Cependant, la Torah ne reconnaît pas une telle distinction entre les étapes de la vie car elle considère la productivité comme l’essence même de la vie. Il existe des différences marquées entre la jeunesse et l’âge adulte etc., mais leurs différences résident dans la manière dont la personne est productive et non dans le fait qu’elle le soit ou non. Le fait même que D.ieu donne à un homme un simple jour supplémentaire de vie physique signifie qu’il n’a pas encore achevé sa mission dans la vie, qu’il existe toujours quelque chose qu’il doit accomplir dans ce monde.

Pourquoi ?
Parce que telle est la nature humaine : la vie n’a de sens que lorsqu’elle est productive. Mais pourquoi ? Parce que D.ieu a créé l’homme pour qu’il soit Son partenaire dans la création. Le Midrach nous dit que D.ieu a dit au Juste : « Tout comme Je suis un Créateur de mondes, ainsi dois-tu faire » . D.ieu est l’Initiateur et le Donneur ultimes, nous accordant l’existence et la vie et nous octroyant les aptitudes et les ressources nécessaires. Mais D.ieu veut plus que des récipiendaires passifs pour Ses dons. Il veut une association avec nous, une association, dans laquelle nous créons et nous donnons comme Il créée et donne, et Il désire recevoir de nous comme nous recevons de Lui. C’est ainsi qu’Il a fait du désir d’accomplissement l’essence même de la vie humaine.

Le cours de l’action
Et pourtant, la retraite, obligatoire ou pas, est un fait de la vie moderne. Année après année, elle détruit des millions de vie et condamne des ressources humaines de valeur à un gâchis complet ou presque.

Que faire face à cette tragédie humaine et sociale ? Nous devons changer les attitudes de ceux qui sont à la tête du monde du travail et de la société en général. Mais surtout, nous devons changer la perception que nous avons de l’âge avancé. Nous devons dire aux seniors : vous n’êtes pas inutiles, bien au contraire. Vous êtes d’une valeur encore plus grande qu’avant et chaque jour votre valeur augmente. Les changements physiques que vous subissez sont le résultat de l’avancée de votre âge, mais pas une raison de retraite de la vie productive. C’est au contraire l’occasion de découvrir de nouveaux moyens pour vous développer vous et votre environnement.

Il existe d’innombrables personnes à la retraite qui cherchent désespérément comment remplir leur temps. Permettons-leur d’établir des centres d’étude de la Torah où elles peuvent venir quelques heures par jour et accroître leurs connaissances et leur productivité. Ouvrons de tels centres dans chaque communauté et établissons des classes et des ateliers dans chaque maison de retraite. Si les difficultés de la vie ne leur ont pas permis auparavant d’acquérir la perspective lumineuse de la Torah sur la vie, la retraite offre une occasion en or d’étudier et de grandir : l’éducation comme la productivité est une entreprise qui dure toute la vie. La Torah leur donnera une nouvelle prise sur la vie, elle les éclairera sur leur véritable valeur et leur potentiel et transformera leur statut en luminaires pour leurs familles, leur environnement et leur communauté.

Fr.Chabad.org

MOLLY



Modifié 1 fois.

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
14 avril 2011, 13:59

Membre depuis : 2 ans
Messages: 744
Qu'est-ce que la mort ?
Et surtout... à quoi sert-elle ?


Adapté d'un discours du Rabbi de Loubavitch

Il est écrit dans la prophétie d’Isaïe : « La mort sera engloutie pour l’éternité et l’Éternel D.ieu effacera les larmes de tous les visages. »1 Dans le Maamar qu’il consacra à ce verset2, le Rabbi Maharach écrivit à ce propos que la mort disparaîtra parce que D.ieu accomplira alors la prophétie de Zacharie « Je ferais disparaître de la Terre l’esprit d’impureté. »3

Il est généralement expliqué que le péché de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal est à l’origine de l’existence de la mort. La relation entre la mort et ce péché provient du fait que ce dernier a entraîné l’association du Bien et du Mal.4 Certes, le Mal existait avant cette faute, mais il était alors totalement dissocié du Bien. Les textes mystiques enseignent à ce propos que le Mal résidait initialement en deçà des « mondes de la sainteté »5 et que, dès lors que le péché fut commis, le Bien et le Mal ne furent plus distincts au sein de l’univers : le Mal fut pénétré de Bien et le Bien de Mal, de sorte qu’il n’est pas de Bien sans Mal ni de Mal sans Bien.

La Torah relate que Adam fut renvoyé du Jardin d’Eden, « de peur qu’il étende sa main et cueille aussi du fruit de l’Arbre de Vie ; il en mangerait, et vivrait à jamais… »6 Or, il avait été créé à l’origine pour vivre éternellement et l’Arbre de la Connaissance lui avait été défendu pour éviter qu’il ne meure (comme il est écrit « mais l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, tu n’en mangeras point ; car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir. »7). Si le projet divin initial était qu’Adam soit immortel, pourquoi fallait-il, dès lors, éviter qu’il mange du fruit de l’Arbre de Vie et qu’il retrouve ainsi son immortalité ?

L’Admour Hazakène répond à cela que, dans la mesure où le Mal avait pénétré (« s’était mélangé à ») l’homme suite au péché de l’Arbre de la Connaissance, il fallait empêcher que l’homme soit immortel pour éviter que le Mal devienne également éternel. Ainsi, la mort découla de ce péché afin que le Mal ne possède pas d’existence éternelle.

En réalité, l’apparition de la mort suite au péché de l’Arbre de la Connaissance ne vint pas réprimer ce péché, mais en fut la conséquence directe. En effet, la vitalité ne peut être issue que de la sainteté ; en revanche, le mal et l’impureté qui lui sont opposés, sont la substance de la mort. Ainsi, dès lors que le Mal – la mort spirituelle – pénétra chez l’homme, la mort physique apparut. Tel est ainsi le sens du verset « La mort sera engloutie pour l’éternité » : dans la mesure ou le mal – la mort spirituelle – disparaîtra, la mort physique disparaîtra avec elle.8

Sefer HaMaamarim Melukat, vol. 2, p. 277

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
15 avril 2011, 04:53

Membre depuis : 2 ans
Messages: 744
Que s’est-il passé le jour de votre naissance ?
Pour que vous le fétiez chaque année...



Depuis que les hommes et les femmes naissent, il y a des anniversaires. Les fêtes d’anniversaires ne sont pas aussi anciennes, mais remontent au moins à 3500 ans (le livre de la Genèse fait état d’un banquet en l’honneur de l’anniversaire de Pharaon en 1534 avant l’ère commune). Ce qu’il y a d’intéressant au sujet des célébrations d’anniversaire, c’est justement le fait que, pour la plus grande partie de notre histoire, ça n’a jamais vraiment été une coutume très « juive ».
Cela ne veut pas dire que le concept d’anniversaire n’a pas de sources dans la Torah, loin de là. Le Talmud enseigne que la date de naissance d’une personne restera toujours pour elle un jour propice. L’une des dates les plus importantes de l’année juive est Roch Hachana, qui marque l’anniversaire d’Adam et donc de l’humanité. Mais il est vrai que, d’un point de vue général, les Juifs n’avaient pas la coutume de célébrer leurs anniversaires. D’ailleurs, si les dates des décès (hiloula ou yahrtseit) des grands personnages de l’histoire juive sont retenues et commémorées, leurs dates de naissance sont pour la plupart méconnues.
Le roi Salomon se fit l’écho de cette attitude lorsqu’il dit « Mieux vaut le jour de la mort que celui de la naissance » (Ecclésiaste 7, 1). Si, à première vue, cela semble une conception de la vie plutôt négative, d’après une réflexion plus approfondie cela ne fait qu’exprimer l’approche classique de Judaïsme selon laquelle « l’essentiel est dans l’action » : c’est l’accomplissement, plus que l’idée, la théorie ou le potentiel, qui est réellement porteur de sens.
L’enfant nouveau-né peut receler un gigantesque potentiel de génie et de talent, mais il ou elle n’a encore rien fait avec. Alors, qu’y a-t-il à célébrer ? Qui peut savoir si ce potentiel sera développé ? Et, quand bien même le serait-il, qui sait s’il sera mis à profit pour de bonnes et saintes causes ?
Le jour du décès, en revanche, est la culmination de sa mission dans sa vie. C’est le moment où toutes ses actions, accomplies tout au long de sa vie, se cumulent pour exercer pour la première fois leur influence combinée sur ceux qui restent dans le monde des vivants. C’est pourquoi la Hiloula d’un grand personnage est une occasion privilégiée : lorsque nous célébrons son existence, nous le faisons au moment où elle a le plus d’impact sur le monde.
D’autre part, même si nous souhaitions mettre en valeur le potentiel en tant que tel, l’anniversaire ne serait pas non plus le meilleur moment pour célébrer cela. En effet, des semaines et des mois avant que le fœtus n’émerge de la matrice, il possède déjà des mains et des pieds, un cœur qui bat et un esprit qui pense. S’il s’agit de célébrer la création d’un potentiel nouveau, cela devrait se faire avant le moment de la naissance, peut-être au moment de la conception.
Si vous envisagez de fêter votre anniversaire, vous allez devoir vous demander : d’accord je suis né, mais que s’est-il passé ?
________________________________________
Albert Einstein est réputé avoir remarqué, « la perception que nous sommes séparés les uns des autres est une illusion d’optique de notre conscience. » Vous vous regardez et vous me regardez et vous voyez deux entités distinctes. Mais la matière n’est pas réellement « solide » ou comprimée dans les corps, c’est un vaste amalgame de points infinitésimaux dont chacun exerce un ensemble de forces et de contre-forces sur les autres. Un « être humain » ne se définit ni plus ni moins comme une entité en soi qu’un atome de son propre corps, que la planète sur laquelle il réside, ou que l’univers dans son ensemble.
Physiquement, il n’y a pas de division réelle entre votre corps et le mien. Cependant il existe une réalité plus profonde que celle décrite par les lois de la physique. Au cœur de la conception juive de la vie se trouve l’idée que chaque personne, chaque être humain, possède une âme qui est une entité spirituelle distincte et qui est porteuse d’une mission unique dans la vie.
C’est cela qui est venu à l’existence le jour de votre naissance. Non pas votre existence physique, ni votre vitalité, ni votre potentiel spirituel. Le fœtus existe, vit, pense et ressent. Mais il est défini par la loi de la Torah comme « un membre de sa mère ». Ce n’est pas une entité distincte, une chose en soi. La naissance marque le point où votre corps a reçu votre âme et a fusionné avec elle, le moment auquel vous avez atteint votre individualité.
À notre époque, l’anniversaire a été réinstitué comme une occasion porteuse de signification juive et spirituelle. Le précédent Rabbi de Loubavitch (Rabbi Yossef Its’hak Schneerson, 1880-1950) a promu la célébration du 18ème jour du mois de Eloul qui marque l’anniversaire de la naissance de deux grandes figures du mouvement ‘hassidique : Rabbi Israël Baal Chem Tov, le fondateur du ‘Hassidisme, et Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, le fondateur de sa branche ‘Habad. De nos jours, c’est devenu une coutume répandue chez les Juifs – en particulier chez les ‘Hassidim – de célébrer l’anniversaire de naissance de Tsaddikim et de chefs du peuple juif, et de faire de son propre anniversaire un moment d’introspection et de célébration.
Ce n’est pas un hasard que la renaissance de l’anniversaire coïncide avec celle du ‘Hassidisme. L’un des enseignements fondamentaux du Baal Chem Tov et de ses disciples est le message même de l’anniversaire :
« Toi, en tant qu’individu, est spécial, unique et indispensable. Aucune personne vivante, ou qui a jamais vécu, ou qui vivra jamais, ne peut réaliser la mission spécifique que D.ieu t’a attribuée au sein de Sa Création. »

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
07 mai 2011, 13:30

Membre depuis : 2 ans
Messages: 744
OLAM HABA ! LE MONDE A VENIR !

Le MONDE A VENIR (OLAM HABA) est une des croyances fondamentales du Judaïsme, étroitement liée a l’eschatologie et au messianisme Juif..

1) Le Monde des Ames (Olam haneshamot) ou se trouvent l’âme de l’Homme, séparée de son corps apres la mort, recevant la rétribution pour ses actes dans les monde des vivants.

2) Ce monde, une fois arrivé dans sa plénitude apres la venue du Messie, a la Fin des Jours (eschaton).

Comme a l’époque de la Mishna et du Talmud, la signification courante était la première expose ci-dessus, mais la seconde le fut depuis lors, jusqu'à nos jours..

VUES TRADITIONNELLES :

(Bien que le « bas-monde », ne soit pas un concept non-juif), toutes les sources juives parlent d’UNE VIE APRES LA MORT. La tradition juive affirme que l’âme humaine, de par sa nature de souffle divin (insufflé dans les narines d’Adam), est Immortelle et, bien qu’intrinsèquement liée au corps, lui survit apres la mort.

La Vie Eternelle est quelquefois en termes d’ « Olam Haba », mais aussi le Gan Eden (Le Jardin des Délices célestes, autrement dit, le Paradis), de shéol (la tombe) ou le Guehinnom (la vallée de Hinnom), véritable fournaise, plus au moins équivalente au « purgatoire »).

VUES DANS LE RABBINISME MEDIEVAL :

Bien que toutes les Source Rabbiniques classiques traitent de l’AU-DELA, il existe une dispute une dispute considérable au sein des sources médiévales quant a la nature de l’existence a la « Fin des Jours », apres les temps messianiques.

Moise Maimonide – LE RAMBAM – (qui fut vivement critiqué pour cela) décrit l’existence totalement spirituelle, pour les âmes qu’il nomme « intellects désincarnés », c’est-a-dire dépourvus de corps. Vivement fustigé pour cette approche, qui semblait faire fi du principe de la résurrection, il sut s’en justifier, et expliqua que s’il y avait effectivement une résurrection a la venue du Messie, ces ressurgis finiraient par vieillir et mourir, et leurs âmes vivraient alors de la façon dont il l’avait décrit.

Savoir si RAMBAM croyait ou non a la résurrection des morts dut l’un des débats les plus passionnés des siècles qui suivirent. Lui-même le comptait dans ses principes de Foi, mais le Naguid Samuel BEN ELIYA remit franchement en doute ses intentions profondes. Il aurait écrit l’Igueret « T’hiyat Hametim » (Epitre sur la résurrection des morts), mais selon certains dont Maurice Ruben-Hayoun, il s’agissait d’une œuvre de ses élèves et non de lui-même.

L’une des réponses a RAMBAM fut celle de NAHMANIDE, avec toute l’érudition, l’esprit de modération et de conciliation qui le caractérisent : selon lui, il y a sur la Terre une existence intensément Spirituelle, au point ou « corporalité » et Spiritualité se confondent..
Tous deux pensent qu’en cette Existence, un niveau de compréhension et de connexion a la PRESENCE DIVINE extrêmement élevé est atteint, ce qui concorde avec les enseignements rabbiniques antérieurs que dans le Monde a Venir. D.IEU enseignera lui-même la Torah a Ses sujets.

l existe beaucoup d’opinions dans la littérature rabbinique sur ce qu’il arrive a l’Ame du défunt apres sa mort, ses expériences, sa destination. Des étapes classiques, mais pas obligatoires, sont :

- Hibbout haQever, les douleurs du tombeau
- Douma, l’Ange du silence, qui apparaît au Rav, lorsque celui-ci se recueille dans un cimetière
- FAL haKela la « catapulte » l’Ame.
- Guehinnom (enfer ou purgatoire) et
- Gan Edén (Paradis).parmi

Tous les Rabbins s’accordent a écrire que ces concepts sont bien au-delà de la compréhension humaine, et c’est pourquoi ces idées sont exprimes sous forme de paraboles et analogies.

Le sujet du Guehinnom (littéralement « vallée de Hinnom) est relativement bien défini dans la littérature rabbinique. Bien que, habituellement traduit par (enfer), il convient de signaler que cet ‘enfer’ diffère sensiblement de l’idée que s’en fait le christianisme : pour celui-ci, il s’agit d’un lieu de tourments eternels, ou D.ieu ne pénètre pas et ou sont précipités les pécheurs, les impénitents et les non-chrétiens (de dernier point, couramment admis au temps de Dante Alighieri, est depuis fortement discuté).

Dans le Judaïsme la vallée de Hinnom est une fournaise ardente permanente (Comme le sont d’autres lieux en Orient), terrible, mais les tortures, s’il y en a, ne sont pas éternelles :
D’apres la majorité des écrits rabbiniques, on y reste douze mois au maximum, et les exceptions, comme Elisha Ben Abouya ( qui selon le Talmud de Babylone, n’en sortit qu’a la mort de Rabbi Yohanan, et selon le Talmud de Jérusalem, en sortira a la venue du Messie) sont ‘ excessivement rares’. . C’est pour cette raison que même les plus proches parents de juifs défunts ne peuvent réciter le Kaddish des endeuillés plus d’une année, que la shi’vah ne dure pas plus d’une semaine, ni les shlohim plus d’un mois. ( Voir deuil dans le Judaïsme).

Selon certains, le Guehinnom est une fournaise Spirituelle ou l’Ame est purifiée en vue de son ascension au Gan Eden.

L’opinion la plus couramment acceptée dans la Kabbale, et dans les mouvements qui en sont issus, comme le Judaïsme Hassidique, est que le Monde a Venir viendra apres la fin de cette réalité, et que le salaire de la réalisation des mizvot en sera le critère de Vie pour les Ames, réincarnées dans des corps.

AUTRES POINTS DE VUE ;

D’autres points de vue ont toujours existé, qui niaient l’existence de l’au-delà. Ainsi, le troisième chapitre de PIRQE AVOT, l’un des traités mishnaïques parmi les plus étudiés, s’ouvre sur la sentence suivante :

- Akavya Ben Mehalalel disait : PENSE A TROIS CHOSES ET TU NE VIENDRAS A FAUTER ;

1) SACHE D’OU TU VIENS !
2) OU TU VAS ! et
3) DEVANT QUI TU ES DESTINE DE RENDRE COMPTE !

- D’où tu viens : d’une goutte pestilentielle
- Ou vas-tu : dans un lieu de poussière et de vermine
- Devant qui devras-tu rendre compte : DEVANT Le ROI des Rois, le Saint Béni soit-Il.

De même, le Rav Hayim de Voloshyn explique la Mishna (10/1) du traité Sanhedrin (Tout Israël a une part au Monde a Venir), en ce sens que tout individu membre du Peuple d’Israël travaille au Monde a Venir, c’est-a-dire contribue par ses actions et la réalisation des prescriptions a faire venir une ère meilleure.

Selon les penseurs laïcs, les notions de métempsycose, au-delà, etc. étaient peu discutées avant les Hellènes, et la survie de l’Ame au corps pourrait n’etre que le souvenir qu’ont les survivants et les générations ultérieures du disparu. C’est l’une des interprétations du dit talmudique « le Sage, même mort, est vivant », le méchant même vivant est mort ! (Berakhot 18b).

Toutefois, le fait que ces interprétations aient de tout temps coexisté avec celles en faveur d’un au-delà tendent a montrer qu’outre la complexité du sujet, il existe plusieurs niveaux de lecture et de compréhension.

Par exemple, c’est probablement ce dit : qu’a le commentateur champenois RACHI, lorsqu’il commente Ps49 :10 (
En expliquant que la mort (mita) du Sage diffère du trépas (aveda) du sot, car elle ne concerne que le corps et non l’Ame !.

EN FAVEUR D’UN AU-DELA !

Le Tanakh parle en plusieurs occurrences de gens notables « réunis a leur Peuple »
Par exemple Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, Moise et Aaron, Josias

Ce rassemblement est décrit comme un événement séparé de la mort du corps et de l’enterrement.

Certains pêchés sont punis de Karet (retranchement du sein du peuple)
Le Karet est traditionnellemt compris comme un (retranchement spirituel, qui coupe l’âme de sa part dans le Monde a Venir (voir Mishna sanh 10.1)

La Torah interdit également toute tentative de communiquer avec l’esprit des défunts (Lev19.20), ce qui pourrait indiquer une vie apres-la mort physique autant qu’une réprobation des rites païens.

Toutefois, le Livre des Rois dépeint le Roi Saul contactant une sorcière afin d’invoquer l’esprit du Prophète Samuel afin d ; avoir une conversation post-mortem.

Job est considéré comme une référence a l’au-delà « Quand ma peau sera détruite, il se lèvera, ; quand je n’aurai plus de chair, Je verrais D.IEU !

L’Ecclésiaste 12 :7 distingue entre la mort du corps et celle de l’Ame : » Alors la poussière retournera a la terre dont elle vient, et l’Ame reviendra a D.IEU qui l’a donnée «

- - PRIERE SPECIALE –


CREATEUR DU MONDE, JE TE DEMANDE PARDON DU FOND DE MON AME, SI PARFOIS JE N’AI PAS VALORE TOUT CE QUE TU AS FAIS POUR MOI, ET AU LIEU DE TE REMERCIER, JE ME SUIS PLAINTE A TOI. !
S’IL TE PLAIT, NE T’ELOIGNES JAMAIS DE MOI !
Car je ne suis que poussière et TOI TU ES LE CREATEUR DU MONDE !

A MEDITER
Molly

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
02 août 2011, 13:00

Membre depuis : 2 ans
Messages: 744
QU'EST-CE QUE LA MORT ?????.... ET SURTOUT ...A QUOI SERT-ELLE???



Adapté d'un discours du Rabbi de Loubavitch

Il est écrit dans la prophétie d’Isaïe : « La mort sera engloutie pour l’éternité et l’Éternel D.ieu effacera les larmes de tous les visages. »1 Dans le Maamar qu’il consacra à ce verset2, le Rabbi Maharach écrivit à ce propos que la mort disparaîtra parce que D.ieu accomplira alors la prophétie de Zacharie « Je ferais disparaître de la Terre l’esprit d’impureté. »3

Il est généralement expliqué que le péché de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal est à l’origine de l’existence de la mort. La relation entre la mort et ce péché provient du fait que ce dernier a entraîné l’association du Bien et du Mal.4 Certes, le Mal existait avant cette faute, mais il était alors totalement dissocié du Bien. Les textes mystiques enseignent à ce propos que le Mal résidait initialement en deçà des « mondes de la sainteté »5 et que, dès lors que le péché fut commis, le Bien et le Mal ne furent plus distincts au sein de l’univers : le Mal fut pénétré de Bien et le Bien de Mal, de sorte qu’il n’est pas de Bien sans Mal ni de Mal sans Bien.

La Torah relate que Adam fut renvoyé du Jardin d’Eden, « de peur qu’il étende sa main et cueille aussi du fruit de l’Arbre de Vie ; il en mangerait, et vivrait à jamais… »6 Or, il avait été créé à l’origine pour vivre éternellement et l’Arbre de la Connaissance lui avait été défendu pour éviter qu’il ne meure (comme il est écrit « mais l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, tu n’en mangeras point ; car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir. »7). Si le projet divin initial était qu’Adam soit immortel, pourquoi fallait-il, dès lors, éviter qu’il mange du fruit de l’Arbre de Vie et qu’il retrouve ainsi son immortalité ?

L’Admour Hazakène répond à cela que, dans la mesure où le Mal avait pénétré (« s’était mélangé à ») l’homme suite au péché de l’Arbre de la Connaissance, il fallait empêcher que l’homme soit immortel pour éviter que le Mal devienne également éternel. Ainsi, la mort découla de ce péché afin que le Mal ne possède pas d’existence éternelle.

En réalité, l’apparition de la mort suite au péché de l’Arbre de la Connaissance ne vint pas réprimer ce péché, mais en fut la conséquence directe. En effet, la vitalité ne peut être issue que de la sainteté ; en revanche, le mal et l’impureté qui lui sont opposés, sont la substance de la mort. Ainsi, dès lors que le Mal – la mort spirituelle – pénétra chez l’homme, la mort physique apparut. Tel est ainsi le sens du verset « La mort sera engloutie pour l’éternité » : dans la mesure ou le mal – la mort spirituelle – disparaîtra, la mort physique disparaîtra avec elle.

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
02 août 2011, 13:16

Membre depuis : 2 ans
Messages: 744
VIEILLIR !...

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch

Et Avraham vieillit et fut avancé dans les jours ; et D.ieu bénit Avraham en tout.

(Genèse 24, 1)

La Torah considère l’âge avancé comme une vertu et une bénédiction. Tout au long de la Torah, Zaken, « vieux » est synonyme de « sage » . La Torah nous enjoint de respecter toutes les personnes âgées, quels que soient leurs niveaux d’érudition et de piété, parce que les nombreuses épreuves et expériences qu’a apporté chaque nouvelle année véhicule une sagesse que le plus accompli des jeunes prodiges ne peut égaler. Quand le verset, cité plus haut, précise, quand Avraham vieillit, « il fut avancé dans les jours » , cela signifie que les jours accumulés, chacun rempli d’étude et d’accomplissement, ne faisaient que renforcer son mérite. Aussi, l’âge avancé est-il considéré comme l’une des plus grandes bénédictions que l’homme puisse recevoir.

Cela va à l’encontre de l’attitude qui prévaut dans les pays « développés » du monde contemporain. Dans le monde occidental, la vieillesse est une faiblesse. La jeunesse est vue comme la plus crédible dans tous les domaines. C’est pourquoi, la société dicte que les plus âgés doivent être condamnés à la passivité et au déclin. Ils sont considérés comme inutiles voire pesants et sont souvent confinés, au meilleur des cas, dans des lieux de villégiature pour « les aînés » ou dans des maisons de retraite.

Apparemment, l’attitude moderne paraît au moins partiellement justifiée. N’est-il pas un fait avéré que la personne s’affaiblit physiquement plus elle avance en âge ? Il est vrai que l’inactivité de la retraite s’avère être un facteur clé dans la détérioration physique des personnes âgées. Mais n’est-ce pas un fait inéluctable de la nature que le corps d’un être de soixante-dix ans ne soit pas le même que celui de trente ans ?

C’est justement là le point central : le mérite d’une personne doit-il se mesurer à ses forces physiques, par la quantité de travail qu’elle peut accomplit chaque semaine ? C’est vrai qu’un jeune de vingt ans peut danser toute la nuit alors que sa grand-mère se fatigue au bout de quelques minutes. Mais l’homme n’a pas été créé pour danser sans fin. L’homme a été créé pour rendre la vie sur terre plus pure, plus claire et plus sainte qu’elle ne l’était avant qu’il n’apparaisse. A cette lumière, la maturité spirituelle des personnes âgées vient plus que compenser leur force physique amoindrie. Si l’âme n’est rien de plus qu’un moteur qui dirige la façon dont le corps va se procurer ce dont il a besoin alors il est certain que l’affaiblissement physique du corps, dû à l’âge, s’accompagnera d’une détérioration spirituelle, une descente dans l’ennui, la futilité et le désespoir. Mais quand l’on considère le corps comme un accessoire de l’âme, c’est tout le contraire qui est vrai : le grandissement spirituel du vieil âge vient revigorer le corps, lui permettant de mener une existence productive aussi longtemps que le Tout Puissant accorde le don de la vie.

La vie : une définition

Mais il y a encore plus à tout cela. A la base d’une maison de retraite est la notion que la vie est composée de périodes productives et de périodes non productives. Les premières vingtaines de la vie sont considérées comme n’apportant que peu ou pas d’accomplissement, puisque c’est le moment où l’individu acquiert les connaissances et s’entraîne dans la préparation de la période productive de sa vie. Les trente à quarante années suivantes sont celles où se réalisent ses énergies créatrices : il utilise maintenant ce qui a été investi pour lui par ses aînés désormais passifs et investit à son tour dans la génération plus jeune, elle, encore passive. Et finalement quand il pénètre dans sa période crépusculaire, il met son existence de « véritables » accomplissements derrière lui, il a travaillé dur toute sa vie, il est temps maintenant de s’installer et de jouir des fruits de son dur labeur.

Cependant, la Torah ne reconnaît pas une telle distinction entre les étapes de la vie car elle considère la productivité comme l’essence même de la vie. Il existe des différences marquées entre la jeunesse et l’âge adulte etc., mais leurs différences résident dans la manière dont la personne est productive et non dans le fait qu’elle le soit ou non. Le fait même que D.ieu donne à un homme un simple jour supplémentaire de vie physique signifie qu’il n’a pas encore achevé sa mission dans la vie, qu’il existe toujours quelque chose qu’il doit accomplir dans ce monde.

Pourquoi ?

Parce que telle est la nature humaine : la vie n’a de sens que lorsqu’elle est productive. Mais pourquoi ? Parce que D.ieu a créé l’homme pour qu’il soit Son partenaire dans la création. Le Midrach nous dit que D.ieu a dit au Juste : « Tout comme Je suis un Créateur de mondes, ainsi dois-tu faire » . D.ieu est l’Initiateur et le Donneur ultimes, nous accordant l’existence et la vie et nous octroyant les aptitudes et les ressources nécessaires. Mais D.ieu veut plus que des récipiendaires passifs pour Ses dons. Il veut une association avec nous, une association, dans laquelle nous créons et nous donnons comme Il créée et donne, et Il désire recevoir de nous comme nous recevons de Lui. C’est ainsi qu’Il a fait du désir d’accomplissement l’essence même de la vie humaine.

Le cours de l’action

Et pourtant, la retraite, obligatoire ou pas, est un fait de la vie moderne. Année après année, elle détruit des millions de vie et condamne des ressources humaines de valeur à un gâchis complet ou presque.

Que faire face à cette tragédie humaine et sociale ? Nous devons changer les attitudes de ceux qui sont à la tête du monde du travail et de la société en général. Mais surtout, nous devons changer la perception que nous avons de l’âge avancé. Nous devons dire aux seniors : vous n’êtes pas inutiles, bien au contraire. Vous êtes d’une valeur encore plus grande qu’avant et chaque jour votre valeur augmente. Les changements physiques que vous subissez sont le résultat de l’avancée de votre âge, mais pas une raison de retraite de la vie productive. C’est au contraire l’occasion de découvrir de nouveaux moyens pour vous développer vous et votre environnement.

Il existe d’innombrables personnes à la retraite qui cherchent désespérément comment remplir leur temps. Permettons-leur d’établir des centres d’étude de la Torah où elles peuvent venir quelques heures par jour et accroître leurs connaissances et leur productivité. Ouvrons de tels centres dans chaque communauté et établissons des classes et des ateliers dans chaque maison de retraite. Si les difficultés de la vie ne leur ont pas permis auparavant d’acquérir la perspective lumineuse de la Torah sur la vie, la retraite offre une occasion en or d’étudier et de grandir : l’éducation comme la productivité est une entreprise qui dure toute la vie. La Torah leur donnera une nouvelle prise sur la vie, elle les éclairera sur leur véritable valeur et leur potentiel et transformera leur statut en luminaires pour leurs familles, leur environnement et leur communauté.

NB : Ce qui précède est un résumé des propos du Rabbi lors de son soixante-dixième anniversaire, lorsqu’il lança de nombreuses institutions dans ce sens et se lança lui-même dans l’établissement de 71 nouvelles institutions éducatives et sociales

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
02 août 2011, 13:26

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QU'EST-CE L'AME???

L’âme est la personne, le « soi » qui habite le corps et agit à travers lui. Sans l’âme, le corps est comme une ampoule sans électricité, un ordinateur sans programme, une combinaison spatiale sans astronaute à l’intérieur. Lorsqu’il reçoit l’âme, le corps acquiert la vie, la vue et l’ouïe, la pensée et la parole, l’intelligence et les émotions, la volonté et le désir, la personnalité et l’identité.

Toute chose a une âme
En vérité, ce n’est pas seulement l’être humain, mais toute chose créée qui possède une « âme ». Les animaux ont une âme, tout comme les plantes et même les objets inanimés. Chaque brin d’herbe possède une âme, de même que chaque grain de sable. Ce n’est pas seulement la vie, mais également l’existence elle-même qui a besoin d’une âme pour la maintenir : une « étincelle de divinité » qui l’imprègne constamment de réalité et de sens. Une âme n’est pas seulement le moteur de la vie ; elle incorpore également le pourquoi de l’existence d’une chose, son sens et son objet. C’est « son identité profonde, sa raison d’être. Tout comme “l’âme” d’une œuvre musicale est la vision du compositeur qui confère vie et énergie aux notes jouées : les sonorités des notes sont comme le corps qui exprime la vision et l’émotion de l’âme qu’elles recèlent. Chaque âme est l’expression de l’intention et de la vision divine dans la création de cette créature particulière. »1

Cinq niveaux
Mais c’est l’âme humaine qui est la plus complexe et la plus élevée de toutes les âmes. Nos Sages ont dit : « Elle est appelée de cinq noms : Nefech (âme), Roua’h (esprit), Néchama (souffle), ‘Haya (vie) et Yé’hida (singularité). »2 Les Maîtres ‘hassidiques expliquent que ces cinq « noms » de l’âme décrivent en fait cinq niveaux ou dimensions de l’âme. Nefech est l’âme en tant que moteur de la vie corporelle. Roua’h est l’être émotionnel et la « personnalité ». Néchama est l’être intellectuel. ‘Haya est l’être suprarationnel, le siège de la volonté, du désir, de l’engagement et de la foi. Yé’hida évoque l’essence de l’âme : son unité avec sa source qui est l’essence singulière de D.ieu. Car l’essence de l’âme humaine est « littéralement une parcelle de D.ieu d’En-haut »3, une partie de D.ieu en nous, pour ainsi dire.

Deux âmes
Les Maîtres ‘hassidiques parlent de deux âmes distinctes qui donnent vie à l’être humain : une « âme animale » et une « âme divine ». L’âme animale est mue par son instinct de conservation et d’autosatisfaction. En cela, elle ressemble à l’âme et à l’être de toutes les autres créatures. Mais nous possédons aussi une « âme divine », une âme mue par le désir de se reconnecter avec sa Source. Notre vie est l’histoire de la rivalité et de l’interaction entre ces deux âmes, à mesure que nous luttons pour équilibrer et réconcilier nos besoins et nos désirs physiques avec nos aspirations spirituelles, nos inclinations égocentriques avec nos idéaux altruistes. Ces deux âmes ne résident toutefois pas « côte à côte » dans le corps : l’âme divine est revêtue à l’intérieur de l’âme animale, tout comme celle-ci est revêtue à l’intérieur du corps. Cela signifie que l’âme animale, elle aussi, reçoit sa vitalité de la « parcelle de D.ieu d’En-haut » qu’elle renferme. Si, en surface, ces deux âmes sont en conflit, dans leur essence, elles sont compatibles.4

Le choix
L’essence divine de l’âme humaine est ce qui élève l’être humain au-dessus et le distingue de toutes les autres créatures, y compris les anges. L’ange est certes plus spirituel, mais l’être humain est plus divin. Aucune créature ne peut posséder un véritable libre arbitre. Une créature, par définition, ne possède que – et consiste seulement en – ce que son créateur lui a attribué ; là est sa « nature », et chacune de ses inclinations et de ses actions seront déterminées par cette nature. C’est seulement dans l’âme humaine que le Créateur a mis de Sa propre essence. L’âme humaine est donc le seul être véritablement « supranaturel » (mis à part le Créateur Lui-même), c’est-à-dire un être qui n’est pas limité par sa propre nature ; un être qui a la capacité de se transcender ; un être qui peut choisir de ne pas simplement réagir à son environnement, mais agir dessus ; un être dont les choix et les actes ont par conséquent un véritable sens.

Pourquoi une vie physique ?
Une âme est formée dans la matrice des mondes supérieurs spirituels, où elle acquiert son identité et sa mission particulières. Pour mener cette mission à bien, elle est envoyée dans le monde matériel, revêtue dans une âme animale et équipée d’un corps. Ici-bas, l’âme divine est mise à l’épreuve des besoins et des désirs de l’âme animale, contraires (en apparence) à ses aspirations. Dans ce monde, la réalité divine est voilée par la forte perception de soi du corps et de tout le monde matériel. Pourtant c’est précisément dans ce champ de bataille où la vérité est dissimulée et où l’épreuve est constante que l’âme peut pleinement révéler et exprimer son pouvoir divin.

Guider et nourrir
L’âme est pourvue d’une boussole et d’une carte pour naviguer à travers les défis de la vie matérielle, ainsi que des ressources pour la fortifier. La Torah est « le plan divin de la création » qui guide et instruit l’âme dans la mission de sa vie. La Torah est également « une nourriture pour l’âme » : en étudiant la Torah, l’âme ingère et digère la sagesse divine et reçoit ainsi l’énergie divine lui permettant de persévérer dans sa mission et d’en surmonter les épreuves.

Mitsvot
Une mitsva est une action divine. Chaque fois que l’âme accomplit une mitsva – en donnant une pièce à la charité, en mettant les téfilines, en allumant les bougies de Chabbat, etc –, elle agit comme un « partenaire de D.ieu dans la création » et amène la présence de D.ieu à l’intérieur du monde. Les mitsvot sont toutes des actions matérielles, de sorte que l’âme peut seulement les accomplir lorsqu’elle réside ici-bas, investie dans l’âme animale et dans le corps. Ainsi, le cours de la vie matérielle est la seule occasion pour l’âme d’accomplir des mitsvot. Tout ce qui vient avant et après est seulement le préambule et l’épilogue de la période la plus importante et la plus élevée de l’âme : celle où ses actes relient D.ieu au monde.

La vie après la vie
Lorsqu’elle a terminé son existence physique, l’âme retrouve une existence purement spirituelle. Elle ne peut plus faire de mitsvot, mais les actions divines qu’elle a accomplies lors de sa vie matérielle l’ont cependant élevée à des hauteurs qu’elle n’aurait pas même pu contempler avant sa descente ici-bas. Ces mitsvot sont comme des semences qui germent dans le terreau du monde matériel, puis se développent et se multiplient, propulsant l’âme toujours plus haut ; de même que le font les bonnes actions accomplies en ce monde par d’autres pour le mérite de l’âme d’un défunt.

Le Monde Futur
Finalement, l’âme sera réunie avec le corps. À l’ère messianique, la résurrection des morts introduira un « Monde Futur » de vie physique éternelle, dans lequel « la mort sera à jamais anéantie ».5 Dans le Monde Futur, la création tout entière reflétera pleinement et sans limitation l’infinité et la perfection de son Créateur, et la matérialité transcendera la finitude et l’éphémérité qui la définissent dans le monde imparfait d’aujourd’hui.

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
07 août 2011, 08:01

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Pourquoi sommes-nous égoïstes ?



Question :

Pouvez-vous m’expliquer mes enfants ? J’ai dédié ma vie à subvenir à leurs moindres besoins. Mais si je demande à l’un d’entre eux de m’amener un verre d’eau, il se met instantanément à rechigner et maugréer. Pourquoi les parents sont-ils tellement plus dévoués envers leurs enfants que les enfants ne le sont envers leurs parents ?

Réponse :

Nous sommes tous les descendants d’Adam et Ève, les premiers êtres Nous ne sommes pas simplement des singes dotés d’intelligence, mais des êtres éthiques avec un nombrilhumains. Nous avons hérité d’eux les ingrédients de base de la nature humaine. Ils n’avaient pas de parents. Ils furent créés, pas engendrés. Ils n’eurent pas de cordon ombilical et ils n’avaient sans doute pas non plus de nombril. C’est pourquoi le désir de s’occuper de ses enfants est dans la nature humaine, mais s’occuper de ses parents est un talent qui ne vient pas naturellement.

Les gênes que nous transmettons à nos enfants ne suffisent pas. Nous devons aussi leur transmettre un code moral. S’ils sont élevés de manière à penser qu’ils ne sont rien d’autre que des animaux intelligents, alors ils suivront leur instinct, qui les programme à s’occuper d’eux-mêmes et de leur progéniture, mais pas de leurs parents. Mais si nous apprenons à nos enfants qu’ils sont des êtres moraux qui peuvent aller au-delà de leur programmation génétique, alors nous les éduquons à savoir que la vie est affaire d’accomplir ce qui est droit plutôt que ce que l’on ressent comme droit ; ce qui est bien plutôt que ce que l’on ressent comme bien.

Nous ne sommes pas simplement des singes dotés d’intelligence, mais des êtres éthiques avec un nombril.

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
07 août 2011, 08:07

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Pourquoi certaines personnes exceptionnelles meurent jeunes ?




Question :

Je ne comprends pas. Pourquoi les bons meurent-ils jeunes ? J’ai perdu un ami qui était la meilleure personne que je connaisse. Et je peux penser à plein de gens pas si bien que ça qui profitent de la vie. Où est la justice ? Peut-on trouver un sens à ce monde tordu ?

Réponse :

Laissez-moi vous raconter une histoire.

Où est la justice ?Une grande controverse éclata un jour au ciel. C’était au sujet d’une magnifique et très précieuse nouvelle âme que D.ieu venait de créer. Les anges débattaient sur ce qu’il convenait de faire avec cette âme. Un groupe d’anges exigea que cette âme demeure au ciel. « Elle est trop pure, trop sainte pour être exposée à la laideur du monde inférieur, dirent-ils. Qui sait ce qui lui arriverait dans un monde de tentation et de mal. Cette âme doit rester ici avec nous. »

Mais l’autre groupe d’anges tint un discours diamétralement opposé : « Certes, cette âme brille d’une exceptionnelle aura divine. Mais c’est justement pour cela qu’elle doit descendre sur terre. Imaginez donc la beauté et le bien que cette âme peut apporter à un monde ténébreux. Quel bienfait y aurait-il à garder une telle âme au ciel ? Qu’elle descende sur terre et y projette sa lumière ! »

Et ainsi continuèrent-ils à argumenter sans fin, chaque partie campant sur ses positions. Jusqu’à ce qu’il leur fut clair qu’ils ne pourraient pas résoudre cette question à eux seuls ; ils devaient recourir à une Autorité Supérieure. Le cas fut donc présenté devant le Tout-Puissant. Les anges présentèrent leurs arguments devant la cour céleste. D.ieu écouta les deux opinions, le premier groupe d’anges avançant que cette âme pure était trop sainte pour être plongée dans le monde inférieur, le second objectant que le monde avait besoin de telles âmes plus que tout.

Voici ce que D.ieu répondit :

« Il est certes triste d’envoyer une âme aussi parfaite dans un monde aussi sombre. Mais telle est Ma volonté. Je ne crée l’obscurité que pour que des âmes telles que celle-ci puissent transformer l’obscurité en lumière. Le but de toute la création était que le monde inférieur soit raffiné par les bonnes actions d’êtres humains mortels. Ceci ne peut être accompli par des âmes au ciel, mais seulement par des âmes revêtues dans des corps. Ainsi, même cette âme si pure et si parfaite doit descendre sur terre. »

Les anges du premier groupe, qui avaient demandé que l’âme demeure au ciel, étaient déçus. Ils ne pouvaient pas concevoir qu’on s’attende à ce qu’un être aussi spirituel puisse survivre à un monde aussi matériel. D.ieu se tourna vers eux et dit : « Concernant votre requête de garder cette âme ici, Je vous l’accorde partiellement. Ainsi, bien qu’elle doive nous quitter et descendre sur terre, elle ne tardera pas à revenir. Son séjour sur terre sera bref. Car une âme aussi exceptionnelle ne mettra pas longtemps à accomplir sa mission. Elle sera bientôt libre de revenir au ciel. »

Chacun de ses jours sur terre est une bénédictionD.ieu se tourna alors vers le second groupe et demanda : « Êtes-vous satisfaits de cela ? Acceptez-vous que cette âme ne demeure sur terre que pour un temps limité ? »

Les anges répondirent : « Nous l’acceptons. Chacun de ses jours sur terre est une bénédiction. »


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Lorsqu’un être cher quitte ce monde, nous ressentons que nous avons perdu quelque chose de précieux. Nous nous retrouvons avec un trou béant dans notre cœur, souvent à nous demander pourquoi cette personne nous a été enlevée. Mais, en même temps, nous pouvons être reconnaissants d’avoir eu le bonheur de la connaître. Nous avons été bénis de côtoyer une âme aussi belle. Le monde a le privilège d’avoir de tels visiteurs célestes qui descendent ici-bas. Et même si cela ne peut être que pour peu de temps, nous prenons le maximum de ce qui nous est donné.

Un temps viendra où toutes les âmes seront réunies. En attendant, soyons reconnaissants pour le bienfait de chaque jour.

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
07 août 2011, 08:13

Membre depuis : 2 ans
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Qui croit en D.ieu ?




Réponse :

Tout le monde a un dieu. Il n’est aucune personne sensée sur terre qui ne croit pas en un dieu. La question est seulement : lequel ?

Votre « dieu » est la chose que vous croyez infaillible : vous croyez en son pouvoir en dépit de toute preuve contraire. Vous croyez qu’elle sera toujours là, qu’elle ne peut être vaincue, qu’elle est toute-puissante et omniprésente. C’est la chose sur laquelle vous pouvez vous reposer quoi qu’il advienne. Le socle de votre vie, quoi que cela puisse être, c’est cela votre dieu.

Tout le monde a un dieu. La question est seulement : lequel ?Si vous pensez que la science détient toutes les réponses, et qu’une chose est seulement vraie si elle est prouvée scientifiquement, alors la science est votre dieu. Et la foi en la science peut s’avérer aussi irrationnelle que n’importe quelle conviction religieuse. Ses adeptes acceptent aveuglément les théories les plus étranges, du moment qu’elles sont présentées par des experts du sujet.

Si la science est un dieu très commun, l’amour en est un autre. Les fidèles croyants de l’amour décrivent avec exaltation ses qualités divines : « L’amour triomphe toujours », « l’amour est éternel », « l’amour est la seule chose pour laquelle on peut mourir », « all you need is love »... Bien que l’expérience ait démontré que l’on ne vit pas d’amour et d’eau fraiche, et que l’amour ne triomphe certainement pas toujours, leur foi demeure inébranlable.

D’autres vouent un culte à l’argent. « Toute chose a un prix » est leur credo. Peu importe le nombre de millionnaires dépressifs qu’ils croisent, leur dieu demeure infaillible et ils continuent à avoir foi en l’argent comme étant la source du bien et du bonheur.

Un autre dieu très populaire est le soi. « Croyez en vous-même. Vous êtes capable de tout réaliser. Si vous y mettez les efforts nécessaires, il n’est rien que vous ne puissiez accomplir. » Rien que vous ne puissiez accomplir ? Cela sonne assez divin, non ? Dommage que ce ne soit pas vrai. Nous avons des limites. Il y a des choses qui sont tout simplement au-delà de nos capacités. Toutefois, rien ne fera vaciller le croyant de sa foi en lui-même.

Quel soulagement de pouvoir laisser D.ieu être D.ieu. Si D.ieu est D.ieu, je peux être humain. Je ne suis pas D.ieu. Rien en moi n’est infaillible : ni mes sentiments, ni mon intelligence et certainement pas mon compte en banque. Je n’ai pas l’obligation d’être parfait, D.ieu tient très bien ce rôle.

La science, l’amour, l’argent et le soi sont tous très importants. Mais ils sont également versatiles, constamment changeants et imprévisibles. Le D.ieu d’Israël n’a pas changé. Si quelqu’un ou quelque chose doit être dieu, c’est D.ieu.

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
07 août 2011, 13:01

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COMMENT PERPETUER LA MEMOIRE D'UN ETRE CHER ??



Le judaïsme prescrit plusieurs actions pour perpétuer la mémoire d’un parent disparu :

- Le (ou les) fils récite le Kaddich à chaque prière de la journée durant onze mois. S’il n’y a pas de fils ou que le fils ne peut pas réciter le Kaddich régulièrement, on demande à une autre personne de le faire, éventuellement contre rémunération.

Dans le Kaddich, il n’y a aucune mention de la mort ou de la peine. C’est une sanctification du Nom de D.ieu, une façon de reconnaître que tout ce que fait D.ieu est pour le bien

. Réciter le Kaddich rajoute aux mérites du défunt, le sauve des accusations et fait monter son âme de degré en degré jusqu’au Jardin d’Eden.

- Pendant l’année de deuil, on laisse en permanence une bougie allumée.

- On étudie (seul ou en se partageant l’étude) des Michnayot et, si possible, tout le Talmud.

- On donnera généreusement la Tsédaka (charité) à la mémoire du disparu.

- On publiera ou on aidera à la publication et à la propagation de livres saints, on donnera des livres d’étude de la Torah à des bibliothèques, des synagogues et des écoles juives.

- Si possible, on fera écrire, ou on écrira, un rouleau de la Torah qu’on offrira à une synagogue dans laquelle il n’y en a pas encore.

Quand on lira dans ce rouleau de la Torah, toutes les bénédictions et les Kaddichim récités seront considérés comme un mérite supplémentaire pour l’âme du défunt.


MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
07 août 2011, 13:09

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POURQUOI LES ENDEUILLES RECITENT-ILS LE HADDICH .???





Le Kaddich est l’une des prières les plus célèbres de l’office. Il n’est récité qu’en présence d’un minyan (quorum de dix personnes). Il y a une version particulière du Kaddich qui est récitée spécifiquement par les endeuillés, appelée Kaddich Yatom, « Kaddich des Endeuillés ». Il est intéressant de noter que de nombreux Juifs sont revenus à l’observance du Judaïsme et à la participation aux offices de la synagogue en accomplissant le devoir de dire le Kaddich pour un proche disparu.

S’il n’y a pas de fils qui puisse réciter le Kaddich, on dédommagera un homme – ou plusieurs – afin qu’il récite le Kaddich pour le repos de l’âme du défunt durant l’année.

Le Choul’hane Aroukh (Code de Lois Juive) explique que pour un parent, le Kaddiche est récité pendant onze mois, alors que pour une épouse, un frère, une sœur ou un enfant (à D.ieu ne plaise), il n’est récité que trente jours.

Le texte du Kaddich est en araméen, qui était la langue vernaculaire du peuple juif à l’époque de sa composition (l’époque talmudique).

Il est écrit que la récitation du Kaddich par un proche parent est un grand mérite pour l’âme du défunt. Pourquoi cela ? Nos actions dans le monde matériel peuvent-elles affecter ceux qui sont passés dans le monde spirituel ? La réponse est un « oui » résonnant, et peut être mieux comprise en examinant le Kaddich lui-même.

Beaucoup de gens trouvent curieux que cette prière, la principale prière récitée pour ceux qui nous ont quittés, ne fasse absolument aucune mention de la mort, de la peine ou du deuil. Il ne s’y trouve pas non plus de mention de la personne décédée. Le Kaddich évoque la grandeur de D.ieu. Il est en fait une affirmation de notre croyance absolue dans le Tout-Puissant et Son pouvoir illimité. Si l’on devait résumer en une phrase le thème du Kaddich, ce serait que D.ieu est grand et que tout vient de D.ieu, de sorte que tout ce qui arrive est, en fin de compte, pour le bien.

C’est une déclaration profonde pour quelqu’un qui porte le deuil. C’est précisément ce type d’affirmation qui bénéficie à l’âme des défunts, et prouve que ceux qui demeurent ici-bas peuvent maintenir une connexion importante avec ceux qui sont partis.

Notre tradition enseigne que, après la mort, l’âme s’élève et est jugée selon les actes qui furent les siens de son vivant dans le monde matériel. Tout ce qui a été accompli par cette âme, le positif et le négatif, est attentivement examiné. Or, une des choses les plus considérables que l’on peut laisser derrière soi est une famille à qui l’on a transmis le désir de servir D.ieu, même en temps de détresse.

Lorsque, au milieu du jugement, les saints mots du Kaddich s’élèvent, prononcés par ceux qui portent le plus intensément le deuil, cela constitue un grand mérite pour l’âme. Il est alors évident qu’une personne qui a inspiré ceux qui l’entourent à atteindre un tel niveau de foi et d’engagement a accompli de nombreuses bonnes actions et est assurément prête à jouir de la lumière divine qui se manifeste aux Cieux.

C’est pour cette même raison que de nombreux Juifs s’engagent à accomplir des mitsvot en l’honneur et à la mémoire de leurs proches disparus. C’est une manière de prouver que le défunt est réellement une âme méritante qui mérite un likhtigge Gan Eden, « un Paradis lumineux ».

Pour certains, réciter le Kaddich relève plus d’un sentiment, d’une intuition. Ils ont parfaitement raison. Car le Kaddich est le plus grand signe d’amour et de respect que l’on puisse témoigner envers ceux qui nous ont quittés.

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
07 août 2011, 13:18

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:


LA MORT D'UN PROCHE SIGNIGIE-T-ELLE LA FIN DE NOTRE RELATION ???








Je vais me marier dans une quinzaine de jours et quelque chose me perturbe : ma grand-mère est décédée l’année dernière. J’ai toujours été sa petite-fille préférée et nous avions une relation très étroite. Je n’arrive pas à admettre qu’elle ne sera pas présente à mon mariage. J’ai un peu de gêne à le dire, mais je suis allée sur sa tombe et je l’ai suppliée de venir au mariage. En fait, je ne suis pas sûre de quelle question je veux vous poser. Je crois que je veux juste savoir… Est-ce qu’elle m’a entendu ?

Jessica



Réponse :

Chère Jessica,

Non seulement votre grand-mère vous a entendu, mais elle va vous répondre. Vous serez peut-être surprise d’apprendre que ce que vous avez fait est en fait une vieille tradition juive. De génération en génération, les Juifs se sont rendus sur les sépultures de leurs êtres chers pour les inviter à assister à leurs célébrations. L’œuvre centrale de la Kabbale, le Zohar, enseigne que les âmes des aïeux viennent partager la joie de leurs descendants, le jour de leur mariage.

Le fait que vous soyez partie sur la tombe de votre grand-mère pour l’inviter au vôtre, Mariage, bien que vous ne connaissiez pas cette coutume, indique que votre âme a deviné intuitivement cet enseignement du Zohar.

Et, si vous ne pouvez pas accepter que votre grand-mère soit absente pour votre mariage, c’est parce que telle n'est pas la réalité : elle sera certainement là avec vous. Il sera sans doute douloureux de ne pas pouvoir la serrer dans vos bras ni voir son visage souriant, mais le fait de savoir que sa présence et son amour seront là, tout près de vous, vous réconfortera.

Et elle sera là chaque fois que vous aurez besoin d’elle, parce que l’âme ne meurt jamais. Et une relation aussi profonde que celle qui vous unissait à elle est éternelle.


MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
08 août 2011, 11:57

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QU'EST-CE QUE LA REINCARNATION ? LES VOYAGES DE L'AME !









Question :

J’ai une question (et pas des moindres !).

Qu’est-ce que la réincarnation ? Qui va se réincarner, et pourquoi ?


Réponse :

Imaginez que vous êtes un volontaire dans une organisation humanitaire. Votre chef vous envoie pour une mission de cinq ans dans un village défavorisé. Votre mission : apporter espoir et sens dans la vie du plus grand nombre de personnes possible. Avant de partir, on vous donne une liste d’objectifs à atteindre, des provisions et un budget qui vous permettra de remplir votre tâche. Votre famille et vos amis vous manqueront, mais votre sens des responsabilités vous pousse à relever le défi.

Dès que vous arrivez dans ce village, votre travail commence. Chaque jour a ses tâches spécifiques et vous organisez soigneusement votre emploi du temps, conscient de l’ampleur de votre mission et du peu de temps dont vous disposez.

Les cinq années s’écoulent rapidement. C’est dur pour vous de repartir ; vous vous êtes attachés à tous ces gens dont vous vous êtes occupé, vous avez pris goût à la réussite, et vous ressentez bien qu’il y a encore tellement à faire. Mais le moment du départ est arrivé. Votre famille vous attend. Il faut rentrer.

A votre retour, avant même de retrouver les vôtres, vous vous rendez devant votre chef pour faire un rapport détaillé de votre voyage. Il a suivi vos progrès de loin et souhaite revoir tout cela avec vous. Il sourit quand vous évoquez vos petites victoires – l’espoir apporté aux familles isolées, la nouvelle vie donnée aux âmes perdues. Il pleure avec vous sur vos échecs. Parfois, vous vous êtes levé trop tard le matin et avez raté l’occasion d’aider un enfant affamé. Vous avez dépensé une partie de votre argent pour des choses superflues. De manière générale, votre mission fut un succès, la plupart de votre temps et de vos moyens ont été bien employés. Mais il reste du travail non fait.

Votre chef vous dit alors :

« Je sais que cela n’a pas été facile. Vous avez fait un travail formidable, et je suis fier de vous. Mais il y a des choses inachevées. Rendez l’argent et les provisions qui vous restent. Nous avons d’autres volontaires qui attendent de vous remplacer. Vous pouvez rentrer chez vous et retrouver votre famille. »

Vous êtes ravi. Les retrouvailles avec ceux qui vous sont chers sont encore plus intenses que vous ne l’aviez imaginé. Cependant, après avoir retrouvé votre foyer, quelque chose vous dérange. Vous vous rendez compte qu’une partie de vous est restée en arrière, là-bas. Vous ressentez que votre mission n’est pas terminée. Des choses ont été laissées en suspens, et cela vous empêche de retourner pleinement à votre ancienne vie.

Jusqu’à ce qu’un jour votre chef vous appelle. Il vous dit que le travail a été fait. En partant de ce que vous aviez réalisé et en continuant ce que vous aviez entamé, d’autres volontaires ont réussi à mener la mission à son terme et amener ces gens là où ils devaient parvenir.

Maintenant vous pouvez goûter un vrai repos. Votre mission est accomplie.


MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
08 août 2011, 12:03

Membre depuis : 2 ans
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Bonne tristesse
S’affliger positivement



Il n’y a rien de plus entier qu’un cœur brisé.

Proverbe ‘hassidique

La dépression n’est pas un péché ; mais les dégâts que la dépression opère, aucun péché ne peut les accomplir.

Proverbe ‘hassidique

Est-il mauvais d’être triste ? La ‘Hassidout fait la distinction entre deux sortes de peine : mérirout, « l’amertume », est une peine constructrice, et atsvout, « la tristesse », est une peine destructrice.

Mérirout est la détresse de celui qui non seulement reconnaît ses échecs, mais qui s’en soucie également. C’est lorsque quelqu’un souffre du mal qu’il a commis, des opportunités qu’il a manquées, du potentiel qu’il na pas développé. Lorsque l’on refuse d’être indifférent à ce qui est défaillant en soi et dans son monde.

Atsvout est la détresse de celui qui est désespéré de lui-même et de son prochain, celui dont la mélancolie l’a soustrait à tout espoir et toute initiative.

La mérirout est un tremplin pour s’améliorer. La atsvout est un puits sans fond.

Comment peut-on distinguer l’une de l’autre ? La première est active, la seconde est passive. Dans la première, on pleure. Dans la seconde on a les yeux secs et hagards. Dans la première, on a le cœur et l’esprit perturbés. Dans la seconde, ils sont inertes, apathiques et lourds comme du plomb. Et que se passe-t-il lorsque cela passe, lorsque l’on émerge de l’une ou l’autre forme de détresse ?

Dans le premier cas, on s’engage dans l’action : à décider, planifier et entreprendre les premières mesures – quand bien même incertaines – pour défaire les causes de sa peine.

Dans le second cas, on va dormir.1

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
08 août 2011, 12:09

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Les chaussures d’une personne décédée



Question :

J’ai entendu dire que, chez les Juifs, on ne porte pas les chaussures d’une personne décédée. Pourquoi cela ?

Réponse :

Le Sefer ‘Hassidim1 enseigne qu’il ne faut pas porter les chaussures d’une personne décédée. Toutefois, cette règle a été interprétée de différentes manières :

a) Selon certains cette injonction est basée sur l’affirmation du Talmud2 selon laquelle le fait de rêver qu’une personne décédée vient emporter un objet constitue un signe positif, sauf s’il s’agit de chaussures. Puisque les rêves sont généralement le produit des pensées que l’on a en temps d’éveil, on craint que le fait de porter les chaussures d’une personne décédée conduise la personne à y penser le jour, induisant peut-être ce rêve « de mauvais augure ».

D’après ce raisonnement, il ne peut y avoir d’exception à cette règle.3

b) Une autre raison avancée est que le cuir peut transmettre les maladies contagieuses. D’après ce raisonnement, s’il est clair que la personne n’est pas morte d’une maladie transmissible – comme dans le cas où elle est morte dans un accident ou a été tuée – il n’y aura pas de problème à porter ses chaussures.

Suivant ce raisonnement, certains disent que cette règle s’applique seulement dans le cas où la personne est décédée en portant ces chaussures, alors que d’autres disent que les chaussures ne doivent plus être portées si le défunt les a portée au cours de sa dernière maladie.

c) D’autres on une lecture totalement différentes des mots du Sefer ‘Hassidim. Ils comprennent cette injonction comme s’appliquant aux chaussures faites avec la peau d’un animal dont la mort résulte d’une maladie : « On ne devrait pas porter les chaussures d’un [animal] mort » ! La raison de cette interdiction est la peur de transmettre la maladie qui a tué l’animal au porteur des chaussures.

D’après cette interprétation, il n’y a absolument aucun problème à porter des chaussures ayant été portées par une personne décédée !

Il serait judicieux que vous parliez avec votre rabbin pour déterminer la tradition de votre communauté ou de votre famille en la matière. Si votre communauté n’a pas de coutume définie, vous pouvez choisir celle des trois opinions susmentionnées qui vous parle le plus.

MOLLY

Re: LES CYCLES DE LA VIE - dans le religion juive
08 août 2011, 12:19

Membre depuis : 2 ans
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La vue d'en-haut

Expérience aux frontières de la mort


par Rachel Noam

Je me suis engagée dans la rue Bograchov. Mon chemin passait devant le chantier d’un immeuble en construction. Devant moi, le trottoir était éventré, le sol était recouvert de sable et jonché de débris et de bouts de bois. À quelques mètres, une dame corpulente aux cheveux blonds et bouclés marchait dans ma direction. C’est là que c’est arrivé. J’ai soudain ressenti un terrible choc sur ma tête et je suis tombée à terre juste devant cette femme. Une énorme poutre en bois de cinq mètres de long avait basculé du haut de l’échafaudage et m’avait atteinte comme si elle avait été lancée par une catapulte. J’ai ressenti tout à coup que je n’étais plus dans mon corps, mais que je m’élevais dans les airs jusqu’à flotter quatre ou cinq mètres au dessus du trottoir. J’assistais, de là haut, à ce qui se passait en dessous. Je ne comprenais pas comment j’avais fait pour sortir de mon corps, ni comment j’avais pu m’élever à cette hauteur là. Tout s’est passé tellement vite que je n’ai rien eu le temps de réaliser. J’ai vu cette femme imposante qui se penchait vers mon corps inerte, essayant de détecter des signes de vie. Puis elle s’est mise à crier des appels à l’aide.

Voilà mon corps, pensais-je, mais je n’y suis pas. Je le regarde d’en haut. Comment est-ce possible ? Avec quels yeux vois-je tout cela, et où sont mes oreilles ? Comment puis-je entendre tout ce bruit dans la rue ? > J’étais déconcertée. Manifestement, j’existais, j’étais réelle, j’étais consciente, mais je n’étais pas dans mon corps. J’avais toujours pensé que « moi » et mon corps ne faisions qu’un. Je n’avais pas conscience d’être plus qu’un simple corps humain.

Un changement progressif commença à s’opérer dans mon état d’« observatrice ». Les évènements de la rue s’évanouirent lentement dans l’obscurité et, dans cette obscurité, je perçus le faible scintillement d’une lueur. En se rapprochant, celle-ci s’intensifia jusqu’à devenir une lumière puissante qui, dans sa gloire, irradiait un flot de spiritualité exaltée.

En harmonie avec ce flot lumineux, tous les évènements de ma vie ont commencé à défiler devant mes yeux. Les images étaient tridimensionnelles, et je pouvais m’y voir distinctement. Toute ma vie est passée devant moi, depuis l’instant où je suis née jusqu’au moment où je suis tombée sur le trottoir.

Ce merveilleux flot de lumière était accompagné d’un flux d’amour sublime, un amour que je n’avais jamais ressenti auparavant. Totalement subjuguée par la puissance de cet amour, je me sentais incapable de demeurer une entité autonome ; je me suis littéralement liquéfiée, abandonnant toute consistance. Il n’est pas de mots pour décrire l’enchantement, la merveille, l’incomparable et infinie bonté. J’ai pu distinguer en elle des qualités telles que la compassion, le plaisir spirituel, la force, la joie et la beauté, toutes en infinie abondance.

J’ai ressenti un intense attachement à cette présence merveilleuse. C’était là l’expression de la volonté d’une Puissance supérieure, d’un Être au pouvoir infini. J’ai éprouvé une envie impérieuse de me fondre dans ce flux éternel.

L’attraction qu’exerçait sur moi l’amour de cette lumière bienveillante était presque irrésistible. Je sentais que ma volonté propre s’effondrait et se dissolvait. Confrontée à cet épanchement de bonté et d’amour absolus, je perdais ma volonté d’exister en tant qu’individu. C’était comme si une mère aimante m’étreignait dans ses bras et tirait mon « moi » vers un état de bonheur parfait, vers un niveau d’existence plus élevé qui garantirait une félicité sublime et éternelle. Je fus alors prise de compassion envers ceux que j’aimais et qui resteraient dans ce monde, envers mon corps, envers la vie que j’avais gaspillée. Une vague de pitié m’emporta.

J’ai senti que cette compassion me ramenait dans mon corps. Submergée par la tendresse, par un sentiment d’infinie compassion, j’ai éclaté en sanglots. La femme s’est penchée vers moi, et, prenant ma main dans la sienne, m’aida doucement à me relever.

Extrait de "The View from Above" de Rachel Noam

MOLLY
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